Bénin : la Banque mondiale soutient l’amélioration de l’approvisionnement énergétique

Un crédit de 60 millions de dollars aidera le pays à renforcer les institutions du secteur et à étendre l’accès à l’électricité dans quatre zones périurbaines WASHINGTON, 23 juin 2017 – La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un crédit de l’IDA* de 60 millions de dollars pour aider la République du Bénin à améliorer ses services énergétiques en renforçant les institutions du secteur et en étendant l’accès à l’électricité dans quatre zones périurbaines de Cotonou, Porto-Novo, Parakou et Natitingou. Le nouveau Projet d’amélioration des services énergétiques (PASE) du Bénin va contribuer à améliorer les performances opérationnelles de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), étendre le réseau de distribution dans les quatre zones ciblées et promouvoir une gestion communautaire des ressources forestières. « Ce nouveau projet aidera le gouvernement béninois à satisfaire une demande urgente d’amélioration de la fiabilité des services énergétiques et, à plus long terme, à développer le secteur de manière durable », explique Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. Tandis que les projets passés et en cours financés par la Banque mondiale ont privilégié l’extension du réseau de transport et la remise en état des lignes moyenne tension, le nouveau PASE s’attachera à améliorer les performances du réseau de distribution et, à la clé, la viabilité financière du secteur tout entier. Le projet contribuera plus spécifiquement à optimiser les performances opérationnelles de la SBEE en limitant les pertes commerciales et techniques, à entretenir une dynamique positive en faveur du sous-secteur de la biomasse et à tracer une feuille de route pour développer progressivement et durablement le secteur de l’énergie tout en renforçant les capacités des principaux acteurs. Les ménages et les petites entreprises des zones visées pourront être raccordés plus longtemps au réseau qui sera plus puissant grâce à un voltage supérieur, et pourront ainsi faire fonctionner correctement leurs appareils électriques. Le projet mettra en place des plans de gestion communautaire des forêts sur un territoire de 300 000 hectares couvrant les communes de Bassila, Bantè et Djidja, tandis que les communes de Djougou, Ndali et Pèrèrè élaboreront de nouveaux plans pour 150 000 hectares de forêts. Ces communautés pourront ainsi développer des activités génératrices de revenus en lien avec leurs ressources forestières. L’introduction d’un programme de protection du revenu et la régularisation des raccordements sauvages permettront à la SBEE de réduire les déperditions au moment du transport de l’électricité et d’augmenter ses recettes. En outre, d’autres acteurs du secteur, comme le Ministère de l’énergie, de l’eau et des mines, l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (ABERME), l’Autorité de régulation de l’électricité (ARE) et l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (ANADER), bénéficieront d’une assistance technique et des activités de renforcement des capacités. Le PASE s’inscrit pleinement dans la lignée du Plan d’action gouvernemental (PAG) adopté en décembre 2016, qui met l’accent e sur l’optimisation des performances dans le secteur de l’énergie, mais également sur l’amélioration de la gouvernance et du fonctionnement de la compagnie nationale d’électricité. Il est par ailleurs conforme à la Stratégie de partenariat de la Banque mondiale avec le Bénin, qui met entre autres l’accent sur la croissance durable, la compétitivité et l’emploi. Le projet vient compléter les interventions d’autres partenaires de développement, comme la Millenium Challenge Corporation (MCC) et l’Agence française de développement (AFD). * L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle vise à réduire la pauvreté en accordant des prêts (appelés « crédits ») et des dons destinés à des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire les inégalités et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 77 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,3 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

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